La situation en Italie pourrait vite dégénérer. La BCE s’étant engagée à mettre fin à ses opérations monétaires, un traitement à la sauce grecque sera impossible. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Il pourrait y avoir bientôt du sang sur les murs des salles de marché avec l’Italie.

L’Italie est, depuis des lustres, un pays mal géré à monnaie faible. La tour de Pise ne s’est pas redressée et les finances publiques italiennes ne se sont pas magiquement améliorées parce que la lire était transformée en euro.

Au contraire, entrer dans l’union monétaire a permis aux gouvernements italiens successifs d’emprunter pour moins que rien grâce à l’appui implicite de l’Allemagne.

Quand je dis moins que rien, c’est vrai… Les taux italiens à deux ans étaient jusque-là négatifs.

Mais depuis le printemps 2018, et l’arrivée d’une coalition promettant encore plus de « dépenses sociales » et plus d' »investissements publics », tout a changé.

Maintenant, l’Italie doit payer 1,55% d’intérêt pour emprunter à deux ans. L’argent n’est plus gratuit !

Graphe - Dette - Italie - emprunt à 2 ans

Pour emprunter à 10 ans, l’Italie doit même payer 3,41% d’intérêt.

Graphique - Italie - Emprunt à 10 ans

 

Si une telle aventure nous arrivait en France, le poste intérêt de la dette de notre budget national exploserait ; s’il fallait honorer nos obligations, le prélèvement à la source de nos impôts nous laisserait lyophilisés avec comme seules liquidités nos larmes pour pleurer sur notre pouvoir d’achat défunt.

Mais Mario Draghi, monsieur « Tout-ce-qu’il-faudra » de la Banque centrale européenne, est censé éviter le désastre total de la faillite de l’Italie. Il suffit qu’il rachète les titres de dettes italiennes. De cette façon, les Italiens pourront obtenir un « revenu universel » tombé du ciel.

« Nous devons tout faire pour éviter une nouvelle crise grecque cette fois en Italie »

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne

« [Ce gouvernement] ne sacrifiera jamais les travailleurs sur l’autel des spreads et des règles folles qui nous ont été imposées. Ce gouvernement ne massacre pas les gens, la musique a changé« .

Luigi Di Maio, premier ministre italien

Un coûteux désastre à l’horizon

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.