« Vendez vos bitcoins, achetez de l’or » : ce conseil émerge un peu partout en ce moment, depuis que le bitcoin frise le seuil hautement symbolique des 10 000 $… (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

A vrai dire la hausse de l’or reste encore furtive tandis que celle du bitcoin ne passe plus inaperçue et défraye les chroniques.

Quand les emprunts de l’Etat italien basculent en taux négatif, tout prix idiot semble raisonnable. L’Italie vient d’émettre une dette à deux ans qui coûte à ses détenteurs 0,337%.

L'Italie vient d'émettre une dette à deux ans qui coûte à ses détenteurs 0,337%

Dans ce monde financier devenu surréaliste, les cryptomonnaies ne le sont pas tant que ça.

Certes, leur minage et leur échange consomment plus d’électricité que 159 pays, très exactement 30,23 TWh par an. Une seule transaction absorbe la consommation journalière de plus de neuf foyers américains selon le Bitcoin Energy Consumption Index. Globalement, l’énergie électrique consommée pourrait alimenter 2 798 666 foyers.

Va-t-on assister à une guerre entre les ayatollahs du changement climatique et les adeptes des cryptomonnaies ? Ces « monnaies » vont-elles être interdites pour des motifs écologiques ? Pourraient-elles retarder l’arrêt du nucléaire, le développement des fameuses énergies renouvelable ? Ou bien au contraire, le développement des énergies renouvelables pour assouvir la soif de minage va conduire à la prolifération d’éoliennes ?

Peut-être que le bitcoin va entraîner la disparition des chauves-souris, qui sont déjà une espèce déclinante…

chauves-souris

Selon les Echos, entre 2002 et 2015, les éoliennes pourraient avoir causé la mort de 1,6 million de chauves-souris. Il faut éclairer les éoliennes pour prévenir les aéronefs mais cela attire les insectes et pipistrelles qui sont ensuite exterminés par leurs pales.

Nous vivons une époque de progrès cruelle et abominable, cher lecteur. Si vous avez des bitcoins, vous êtes probablement complice du génocide de la chauve-souris.

Dans ce monde absurde, une voix de bon sens s’est élevée dans une banque. Non, ce n’est pas le Crédit Agricole mais une note de BNP Paribas signé de Paul Mortimer-Lee* commentant le « phénomène bitcoin »…

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