Les observateurs qui hurlent à la bulle du bitcoin oublient de dénoncer la plus monstrueuse bulle financière de tous les temps : les obligations à rendement négatif. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

« C’est officiel : Bitcoin surpasse la bulle de la tulipe, c’est maintenant la plus grosse bulle de l’Histoire », indique le site Zerohedge ce matin.

Le site publie un graphique par intensité de bulle provenant de la société Convoy Investments.

Bitcoin 2014 à ?
Tulipe 1619-1622
Actions du Mississipi 1716-1719
Bulle des mers du Sud 1719-1722
Actions américaines 1923-1932
Or 1975-1982
Immobilier japonais 1980-2003
Actions japonaises 1982-1992
Bulle Internet 1994-2002
Immobilier américain 1996-2011
Actions américaines 2003-2009
Actions chinoises 2005-2008
Pétrole 2005-2008
Actions chinoises 2014 à ?
Actions américaines 2009 à ?

Il n’y a pas vraiment de définition officielle chiffrée et quantifiée de ce qu’est une bulle. C’est simplement une frénésie spéculative se traduisant par une violente hausse des cours et se terminant par leur effondrement.

Faute d’effondrements, il n’est pas encore prouvé que le bitcoin, les actions chinoises et les actions américaines soient dans une bulle. Nous attendons de pied ferme.

Par ailleurs, le volume de la bulle est largement aussi intéressant que son intensité. La tulipe a finalement attiré une faible proportion des capitaux disponibles en son temps, la bulle Internet bien plus.

Surtout, ce classement rate à mon sens l’essentiel, la plus grosse bulle de toutes, la plus absurde, la plus idiote, la plus insensée, celle qui va faire exploser l’ensemble du système monétaire et financier de la planète. J’ai nommé la bulle obligataire et les obligations qui s’échangent à rendement négatif ! Les gens payent pour avoir ces bouts de papier qui ne vont rien leur rapporter.

Par exemple, des « investisseurs » ont acheté il y a un mois des obligations à trois ans émises par la société Veolia à taux négatif. Ces « investisseurs » payent 0,026% par an pour espérer voir leur argent leur revenir dans trois ans.

Voici les pays européens que les « investisseurs » acceptent de payer pour que ces États conservent leur argent…

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.