Pour sauver la planète, le climat, les ours polaires et les abeilles, il est impératif d’instaurer un bitcoin vert. L’avenir de l’humanité en dépend. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Quel est le rapport entre le climat et le bitcoin, vous demandez-vous ?

Aucun, mais aujourd’hui pour attirer l’attention, il faut le mot magique « bitcoin ».

Enfin, en cherchant bien, vous pouvez trouver aussi un lien : le minage du bitcoin consomme de l’électricité.

Minage et échanges consomment plus d’électricité que 159 pays, très exactement 30,23 TWh par an. Une seule transaction absorbe la consommation journalière de plus de neuf foyers américains, selon le Bitcoin Energy Consumption Index. Globalement, l’énergie électrique consommée pourrait alimenter 2 798 666 foyers.

Donc il reste à inventer un bitcoin certifié miné à partir d’énergies renouvelables, compatible ours polaire et abeille butineuse. Si vous prenez l’éolien, c’est embêtant car l’éolien menace les chauves-souris. Selon Les Echos, entre 2002 et 2015, les éoliennes pourraient avoir causé la mort de 1,6 million de chauves-souris.

Il faut trouver autre chose que l’éolien…

Nul doute que les intervenants du One Planet Summit, regroupés à Paris (à grands coups de traces carbones larguées par leurs avions) vont se pencher sur cette question fondamentale pour l’avenir de l’humanité.

Avec un nom aussi prétentieux que One Planet Summit, attendez-vous à ce qu’on y gaspille des milliers de milliards.

Gaël Giraud, le flamboyant économiste de l’Agence française de développement (1), nous prévient (2) :

« Il est urgent de réorienter les flux financiers vers l’économie verte.

Le but est d’arriver à des engagements forts en matière de financement, domaine où l’on est particulièrement en retard. Le coût des infrastructures qui permettront de limiter la hausse de la température mondiale à +2°C à la fin du siècle est situé entre 43 000 milliards d’euros et 77 000 milliards pour les 15 prochaines années. C’est l’ordre de grandeur du PIB mondial annuel. »

Ca fait 4,5% par an du PIB consacré à l’idéologie climatique, sachant que la croissance mondiale ne dépasse pas 3,6% et que celle des économies développées est de l’ordre de 2,2% selon les derniers chiffres du FMI.

Est-ce utile ?

Pour vous forger une opinion sur la validité des thèses du RCA (réchauffement climatique anthropique), je vous recommande une trilogie fort bien documentée (3).

Peut-être le plus important est-il ceci :

« La Terre a de toute façon connu des périodes préhistoriques bien plus chaudes qu’aujourd’hui. Et si l’on s’en tient à notre époque moderne, les températures moyennes ont augmenté de… 0,6°C (4) (oui oui, même pas 1°C) au long du XXème siècle. […] Mieux : depuis 1998, on observe même une pause dans le réchauffement, alors que le taux de CO2 continue de grimper (tranquillement aussi).

C’est une pierre dans le jardin des réchauffistes qui se sont évertués à démonter cette pause en ‘réajustant’ (6) toutes les données disponibles avant la COP21 histoire de bien relancer le drame et la pression sur les finances publiques. En réalité, les pics de température enregistrés ces dernières années ont surtout à voir avec le phénomène El Niño (6), grand perturbateur climatique, qui fut particulièrement puissant en 2015 et 2016. »

Mais une manne de milliers de milliards à extorquer aux contribuables vaut bien quelques arrangements avec la « science » et l’exploitation judicieuse de clichés d’ours polaire à la dérive…

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.