L’or et les cryptomonnaies chutent. La confiance du public dans la monnaie des banques centrales est encore bien ancrée… jusqu’à ce que l’inflation surgisse dans les prix. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Les marchés financiers vont bien : aucune chute sévère des obligations, aucun défaut de paiement, aucune retentissante faillite malgré un niveau d’endettement jamais atteint dans l’histoire financière et une activité économique en faible croissance.

Dans ce qu’il est maintenant convenu d’appeler l’économie réelle, l’épargne est désormais punie par des taux d’intérêt réels négatifs. Si vous placez vos économies, les intérêts qu’on vous propose sont inférieurs à l’inflation.

En général, ce type de situation profite à l’or, le seul actif financier qui ne soit la dette de personne. Aujourd’hui, il n’en est rien. Les cours de l’or stagnent et les minières décrochent, preuve que plus personne ne s’intéresse réellement à cette monnaie hors système.

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Depuis peu, il existe une nouvelle monnaie « hors système » : le bitcoin et la famille des cryptomonnaies.

Contrairement à l’or, les cryptomonnaies n’ont aucune existence matérielle mais comme l’or, elles ne sont la dette de personne.

Comme les devises des banques centrales, les cryptomonnaies n’ont aucune valeur intrinsèque. Mais contrairement aux grandes devises, leur quantité ne dépend pas du bon vouloir d’un technocrate omniscient ou d’un politicien soucieux d’acheter sa réélection.

Alors même qu’un de ces technocrates omniscients, Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI, suggère de lever toute limite à la création monétaire et la création de crédit, le cours du bitcoin est en pleine déprime.

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Les monnaies hors système n’attirent personne. Tout le monde a confiance, tout le monde pense qu’un invraisemblable stock de créances, dépassant les capacités d’une génération, sera honoré.

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