L’or, comme le bitcoin, sont deux monnaies « anti-système ». La taxation et les contrats à terme seront-ils toujours efficaces pour les contrer ? (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Quel est le rapport entre l’or et le bitcoin ?

Tous deux sont des monnaies « anti-système ».

Le « système », c’est celui de l’argent frelaté, le créditisme qui confond ce qui existe déjà (l’épargne) et ce qui pourrait peut-être exister à l’avenir (les profits futurs).

Le créditisme permet aux banques de prêter de l’argent qui n’existe pas. La réglementation permet de faire croire aux gens que leurs dépôts bancaires sont disponibles à tout moment et leur appartiennent toujours. Les gouvernements protègent les banques de la faillite au motif d’un douteux « intérêt général » ou « intérêt public ». Les instigateurs et profiteurs du système sont les parasitocrates.

Face à cela, l’or est une monnaie physique, matérielle, qui n’a besoin de rien ni de personne pour exister. Vous en avez… ou pas. C’est assez simple à comprendre. Il n’y a strictement aucun rapport entre l’or et le crédit. L’or n’est la dette de personne.

Le bitcoin est plus compliqué à comprendre. Bitcoin est un réseau de transaction (au même titre que Visa ou le réseau interbancaire). Le bitcoin est une unité de compte propre à ce réseau (au même titre qu’un euro ou un dollar).

Toutes les monnaies – sauf l’or – sont « virtuelles »

Cybermonnaies, cryptomonnaies, « monnaies virtuelles » : autant d’appellations pour le bitcoin et ses avatars.

Lorsque la Parasitocratie essaie de démolir le bitcoin en démontrant qu’il n’est « rien » et ne repose sur « rien », elle démontre qu’il en est de même pour ses propres monnaies : elles ne sont rien et ne reposent sur rien.

Là où le bitcoin est supérieur aux monnaies virtuelles officielles, c’est qu’il n’est pas manipulé par la Parasitocratie à son profit. Il ne dépend d’aucun banquier central, d’aucun gouvernement. Comme l’or.

Après 10 ans de taux directeurs à zéro, des années de taux négatifs, une émission monétaire forcenée, la promulgation de lois portant atteinte à la propriété privée (Loi Sapin, directive de résolution bancaire), le public commence à comprendre qu’il y a anguille sous roche avec les « monnaies virtuelles officielles ».

Deux ennemis au lieu d’un seul

Voilà donc le créditisme vulnérable sur deux fronts. Quelle sera la riposte ?

L’or a été plus ou moins maté. D’abord par un mélange de taxation-punition rendant sa détention difficile pour les investisseurs particuliers et certains investisseurs institutionnels. Ensuite, par un habile usage des contrats à terme qui ont vu le jour en 1974.

Un contrat à terme (ou future) est un engagement de livraison dans le futur à un prix ferme, convenu au moment de l’émission du contrat.

Lorsque le contrat arrive à échéance son détenteur peut ou non exiger livraison. S’il n’exige pas de livraison, il obtient une compensation en monnaie.

L’émetteur du contrat peut acheter ce qu’il doit livrer au moment du dénouement, ou payer la compensation en monnaie.

Dans le cas de l’or, il est désormais prouvé, documenté et étayé que les contrats à terme ont été utilisés pour réprimer à la baisse le cours de l’or. Des vendeurs dépourvus d’or émettaient des contrats à des prix de livraison faibles.

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