La Banque des règlements internationaux découvre 13 000 Mds$ de dette hors bilan et avoue buter sur l’énigme de l’inflation. Simone Wapler pour La Chronique Agora (lire l’article en entier).

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13 000 Mds$, ce n’est pas une paille. Presque six fois la taille de l’économie de la France, plus que celle de la Zone euro. Comment se fait-il que cela soit passé inaperçu, vous demandez-vous peut-être ?

Vous le savez, nous vivons dans un monde étrange où la monnaie est du crédit qui peut être accordé à l’infini et dont les intérêts sont actuellement très faibles. La masse des crédits existants échappe à tout contrôle et dépasse largement nos capacités de remboursement.

Mais comment peut-on être assez bête pour prêter trop d’argent ? Si quelqu’un prête 1 Md€ à mon voisin, tout le monde sait dans le département qu’il ne pourra jamais rembourser.

Aujourd’hui, c’est différent pour deux raisons :

En premier lieu, le prêteur prête de l’argent qui n’existe pas. C’est le privilège des banques d’aujourd’hui qui avec 1 € de fonds propres font surgir 10 à 30 € de crédit.

En deuxième lieu, prêteur et emprunteur n’ont bien souvent plus aucun lien de relation humaine, ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus et ne se verront jamais.

En l’occurrence, il s’agit de dettes d’institutions non financières, en dehors des Etats-Unis et qui échappent à toute comptabilité officielle, du « hors bilan ».

Quand quelqu’un achète à terme un actif à l’étranger, pour se prémunir du risque de change, il peut :

  • prendre un contrat à terme sur la devise,
  • prendre un swap (un échange de devises pour une durée déterminée),
  • effectuer une « mise en pension » de titres. Dans ce cas, il vend quelque chose, encaisse le prix correspondant, mais s’engage à racheter à sa contrepartie ce qu’il a vendu à un prix convenu. On appelle cela « mise en pension », repository, ou repo.

Simone Wapler

Suite de l’article de Simone Wapler ici.