L’Italie trouve toujours à se financer à 10 ans pour 2%. Grâce au système du crédit infini et quasi-gratuit, les crises des finances publiques n’existent plus. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Vous connaissez la traditionnelle explication invoquée lors de toutes les bulles financières : « cette fois, c’est différent ». Le passé est périmé et un nouveau modèle permet de tout justifier, notamment des valorisations folles.

Cette fois, le monde pense pouvoir fonctionner avec du crédit infini et gratuit. Pas comme le Zimbabwe avec la planche à billets. Plutôt comme le Japon, avec des taux d’intérêt à zéro.

L’Italie est un pays surendetté à titre privé et public, et aux banques malsaines. En d’autres temps, les taux d’intérêt auraient atteint des niveaux stratosphériques. L’Italie se serait alors débrouillée en envoyant la lire au tapis et en imprimant de la monnaie papier à tout va.

Aujourd’hui, cela ne se passe plus comme cela. L’Italie trouve à se financer à 10 ans pour 2%.

Aujourd'hui, cela ne se passe plus comme cela. L'Italie trouve à se financer à 10 ans pour 2%.

Il y a encore quelques semaines, les gens payaient pour avoir le privilège de prêter à l’Italie à deux ans. C’est le délire des taux négatifs, une situation qui ne s’était jamais produite en 5 000 années d’histoire financière. Traditionnellement, le prêteur était payé et l’emprunteur payait.

Maintenant, tout se passe comme si les gouvernements et l’industrie financière disposaient d’une quantité illimitée d’argent quoi qu’ils fassent et quoi qu’il arrive. Les crises budgétaires ne sont plus d’actualité.

Les banques centrales rachètent tous les titres qui ne trouvent pas preneur. Dans leur ensemble, elles possèdent désormais pour plus de 15 000 milliards de dollars d’actifs financiers.

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