En mettant fin à sa politique monétaire de rachat de dettes (QE), la BCE va précipiter l’Italie et la France vers la faillite. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Le QE c’est fini

Et dire que c’était

Plein d’argent gratuit

Fourni par Draghi.

Le QE c’est fini

Et dire que c’était

Tout ce qu’il faut

Pour sauver l’euro

A dit Draghi.

Le QE c’est fini

Mais l’Italie

Qui s’en soucie ?

Le QE c’est fini

Comment faire croire

Aujourd’hui

Que la dette n’est pas un souci ?

2 600 Mds€ et quatre ans plus tard, la Banque centrale européenne, par la voix de Mario Draghi, annonce qu’elle va arrêter son faux-monnayage officiel.

Cette somme correspond à plus du PIB de la France, deuxième économie de l’Union monétaire après l’Allemagne.

Si vous êtes de ceux qui pensent que la fausse monnaie permet de résoudre les problèmes, vous pouvez arrêter votre lecture ici et vous procurer un guide touristique du Venezuela et du Zimbabwe, pays que je vous conseille de mettre sur la liste de vos prochaines destinations touristiques.

Si vous êtes de ceux qui pensent qu’une économie saine, consiste à échanger quelque chose contre autre chose (et non pas contre du vent), restons ensemble.

La fausse monnaie officielle de la BCE ne procure aucune richesse ni prospérité. Elle donne simplement l’illusion que nous pourrons payer nos dettes. Nous = Grèce, Portugal, Espagne, Italie, France.

Cette illusion va désormais se dissiper.

Actuellement, la dette dépasse nos capacités de remboursement. Cette charge incombera à nos enfants, voire nos petits-enfants. Mais jamais dans l’Histoire on a vu une génération accepter d’endosser la dette de la génération précédente. Dans tous les droits, un héritage s’accepte «sous bénéfice d’inventaire».

Maintenant, qui va prêter à l’Italie et à la France pour financer les déficits (pouvoir d’achat bidon) ?

Selon le Financial Times, 50% de la monstrueuse dette italienne arrive à maturité dans les cinq années qui viennent.

graphique - dette italienne

D’habitude, un pays ne rembourse jamais sa dette : il la roule, c’est-à-dire qu’il contracte un nouvel emprunt pour rembourser l’ancien.

Mais il y a un os.

Les Italiens vendent la dette de leur pays.

Les banques italiennes n’en achètent pas Les étrangers n’en achètent pas.

C’est la BCE et seulement la BCE qui finance le tarin de vie du gouvernement italien et les « transferts sociaux » des Italiens.

graphique - Deutsche Bank - dette italienne

Lorsqu’il n’y a pas assez d’acheteurs, les taux montent et le pays finit par faire défaut sur sa dette car le simple paiement des intérêts le ruine. Je n’ai pas les mêmes données pour la France, mais ce n’est pas fondamentalement très différent.

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.