Le plus inquiétant dans la dette mondiale n’est pas les montants mais que les chiffres dépassent totalement la dimension humaine. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

J’ai récemment lu dans la présentation d’une mine d’or ces trois chiffres :

Dette de l’Etat américain : 20 000 milliards de dollars
Dette mondiale : 233 000 milliards de dollars
Produits dérivés financiers : 545 000 milliards de dollars

La plupart des gens se sont désormais habitués à ces milliers de milliards. Jusqu’à présent tout va bien. Pourquoi cela ne continuerait-il pas… Pourquoi pas des millions de milliards ?

Ces montants sont libellés en monnaie et plus précisément en dollars.

En nous laissant polluer par les discours des politiciens, des banquiers centraux et par les simagrées monétaires, nous perdons de vue l’essentiel.

L’économie consiste avant tout à échanger quelque chose contre autre chose. Dans le cadre d’un accord librement conclu, chacun estime être gagnant dans l’échange, sinon cet échange ne se ferait pas.

La monnaie, l’argent ne « fait » pas l’économie. C’est simplement un stade transitoire ; le seul moteur de l’économie, la seule source de prospérité, est l’échange qui s’avère ensuite fructueux pour l’acheteur et le vendeur. Mais l’intermédiaire, la monnaie, peut parfois brouiller les perceptions et c’est exactement ce que font les banquiers centraux.

La monnaie marchandise est la monnaie la moins polluante car lorsqu’une transaction se noue, on échange quelque chose contre autre chose de tangible qui existe déjà : une marchandise qui a acquis par l’usage un statut de monnaie. L’or et l’argent se sont finalement imposés avant d’être définitivement chassés de tous les systèmes monétaires en 1971.

« La vraie percée de l’histoire monétaire se produisit quand les gens apprirent à avoir confiance en une monnaie qui manquait de valeur inhérente mais plus facile à stocker et à déplacer.

[…]

Si elle instaure la confiance universelle entre étrangers, cette confiance est investie non pas dans les hommes, les communautés ou les valeurs sacrées, mais dans la monnaie elle-même et les systèmes impersonnels qui la soutiennent ».

Yuval Noah Harari, Sapiens – Une brève histoire de l’humanité

La seule différence entre ces deux billets Est votre croyance selon laquelle l'un a plus de valeur que l'autre

 

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.