Ou l’euro se zombifie, ou il explose. Dans les deux cas, ceux qui n’ont pas de dette mais de l’épargne seront victimes. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

En relisant mon titre, je me suis dit qu’il était très vague.

  • L’union monétaire enchaînant de force des pays bien gérés et mal gérés
  • L’Italie qui souhaite vivre à crédit avec des taux d’intérêt allemands
  • Les retraites en France

Il y a beaucoup de désastres en vue, mais finalement, ils nous toucheront de la même façon : moins de pouvoir d’achat et plus d’impôts.

Commençons par l’Italie. Malgré les interventions de la Banque centrale européenne, le taux d’intérêt de l’emprunt italien à 10 ans s’enflamme. Il a même atteint hier 3,7%.

graphe - dette - taux d'intérêt - Italie

 

A ce taux, l’argent emprunté n’est plus vraiment gratuit…

Le gouvernement italien campe cependant sur ses positions et prédit « un tremblement de terre » aux prochaines élections européennes.

 

Dette - Italie - Di Maio - Union européenne marché

 

Les gens ne supportent plus l’austérité, indique Luigi Di Maio, le chef du mouvement Cinq étoiles.

C’est vrai que c’est abominable.

Vous viviez tranquillement de l’argent des autres, vous étiez élu en distribuant l’argent des autres, vous remplissiez votre caddie de supermarché avec l’argent des autres et, pof, tout d’un coup, il faut faire avec ce que vous avez vraiment… C’est cruel.

Les banques et la bourse italiennes accusent le coup. Comme vous le voyez, les banques se prennent une plus grosse claque sur le museau que les entreprises cotées italiennes en général.

graphe - Italie - Banques - FTSE

Parmi les banques italiennes, Unicredit figure dans la liste des banques systémiques, c’est-à-dire que ses difficultés pourraient déstabiliser d’autres banques.

L’indice Eurostoxx des banques n’a pas bonne figure non plus. Depuis le début de l’année, il recule de plus de 23%.

« La complaisance des investisseurs quant aux menaces de la crise de dette italienne repose sur l’idée fausse que les scénarios du pire ont été évités ailleurs.

 Soyons clair : dans l’Histoire, aucun pays n’ayant pas le contrôle de sa devise n’a jamais eu une si grosse dette. La situation est sans précédent ».

Mark Curdmore, Bloomberg

Que peut-il se passer après les élections européennes ?

  • L’Italie met de l’eau dans son vin et se « grecquise »…
  • L’Italie sort de l’union monétaire
  • L’Allemagne sort de l’union monétaire

Dans les trois cas, l’euro va plonger. Peu importe l’issue politique, en fait. Qui à l’étranger voudra stocker de cette devise ? Soit les taux d’intérêt proposés sont minables car c’est la condition pour que l’euro survive ; soit les taux reflètent les risques de pays comme l’Italie, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, la France et l’euro s’autodétruit.

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.