Les FAANG assurent à eux seuls la progression des marchés actions américains. Leur chute pourrait provoquer la fin de la « bulle de tout ». (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Hier, en après-séance, Facebook a chuté de 23%, sa capitalisation fondant de 143 milliards de dollars.

Les raisons de la désaffection des investisseurs sont déjà abondamment commentées. Le chiffre d’affaires (13,2 milliards de dollars) a été un peu plus faible que prévu et Facebook a prévenu qu’il pourrait ralentir fortement dans les trimestres à venir. La moindre déception pèse très lourd lorsqu’une action se négocie 30 fois ses bénéfices…

Une chute de Facebook pourrait entraîner le retournement du marché actions.

Depuis le creux de 2009, les valeurs technologiques (contenues dans l’ETF Powershares Nasdaq Internet, symbole PNQI) ont vu leur capitalisation multipliée par neuf tandis que l’indice S&P 500 n’a fait que doubler.

Les quatre plus grosses capitalisations du S&P 500 – en dehors d’Apple – sont Google, Amazon et Facebook. Le ratio cours sur bénéfice de ces quatre entreprises dépasse 100, soit environ quatre fois plus que le ratio cours sur bénéfice de l’indice qui est lui même à un niveau historiquement très élevé.

En d’autres termes, le marché dans son ensemble peut chuter très lourdement et rapidement si ces valeurs technologiques baissent. Les investisseurs se sont engouffrés dans des fonds indiciels (ETF) et s’ils se précipitent vers la sortie, l’effet sera très sensible sur la totalité du marché.

Sur le premier semestre de l’année, le S&P 500 a progressé de 2,65%, les FAANG (Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google) ont progressé de 3,38% tandis que le reste des valeurs a chuté de 0,73%.

Sans les valeurs technologiques, l'indice phare américain serait en baisse

Aujourd’hui, ces chiffres ont peut-être légèrement bougé mais l’idée est simple : sans les valeurs technologiques, le marché haussier n’existe plus.

Quand Trump menace Google

Juste devant Facebook, Google détient 31% des parts de marché de la publicité en ligne, selon le cabinet d’études e-Marketer.

En avril, Trump a signé un décret qui permet aux fournisseurs d’accès internet (FAI) de vendre l’historique de navigation des internautes directement aux annonceurs. Ceci menace le business model de Google, prévient mon collègue américain Dan Denning.

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