Une semaine économique et financière animée se termine. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Sur fond de gilets jaunes en France, l’Italie réveille le spectre d’une crise de la dette en euro.

Ce qui amène cette réflexion d’un de nos lecteurs, Hannibal Pantalacci :

« Il est exact que les dettes souveraines représentent le plus gros maillon de cette chaîne de dettes.

 […] 

En fait, nous sommes en présence de deux énormes parasites de l’économie, les Etats et les Banques.

Et l’écroulement du système peut commencer soit par l’écroulement du système bancaire, soit par le défaut de paiement des Etats sur leurs dettes publiques.

Cependant, ces deux formes de parasitisme vivent en symbiose si étroite que l’écroulement de l’une entraînera presque automatiquement l’écroulement de l’autre, dans un laps de temps très réduit.

 Une part importante de l’épargne des Français se trouve aspirée par les fonds en euros des contrats d’assurance-vie, mais paradoxalement, plus ils se dirigeront vers ce type d’investissement, plus la dette publique enflera et plus ils verront augmenter leur taux d’imposition pour payer les intérêts qu’ils perçoivent… et plus leur niveau de vie chutera et moins ils pourront épargner, d’où l’éventualité d’une révolte contre la ‘vie chère’, en d’autres termes contre la dette et les dépenses publiques !

Un cercle vicieux, qui durera tant que la dette enflera, et tant que les contribuables pourront — ou accepteront — de ‘cracher au bassinet’, mais qui aura nécessairement une fin catastrophique qui ne pourra être évitée par l’éternelle ‘planche à billets’ des banques centrales. »

Mais voilà que les gens deviennent rétifs à « cracher au bassinet » de Bercy. Les contribuables ont vite démasqué le camouflage écolo de la taxe sur le carburant diesel et n’ont pas pris des vessies pour des lanternes.

Il faut dire qu’au même moment, le malus pour l’achat d’un véhicule à essence de grosse cylindrée est supérieur au malus pour l’achat d’un véhicule diesel de grosse cylindrée.

Ça fait désordre…

Le fin mot de cette affaire : les finances publiques françaises ne sont pas en tellement meilleur état que celles de l’Italie… il faut absolument remplir les caisses du Trésor public… et tous les moyens sont bons pour y parvenir.

Autres vessies et lanternes, celles des FAANG, qui ont bien dévissé cette semaine.

Sur ce sujet, Bill Bonner fait remarquer qu’au denier cours affiché, il vous faudrait attendre 375 ans pour voir un retour sur investissement dans Amazon.

L’engouement pour les FAANG rappelle aussi quelques bêtises anciennes comme les Nifty Fifty :

« Lorsqu’une nouvelle techno devient le chouchou des marchés, son prix atteint des niveaux qui n’ont pas vraiment de sens. Ces entreprises, même si elles prospèrent, ne peuvent jamais gagner assez pour offrir aux investisseurs un bon retour sur investissement.

C’est ce qui est arrivé aux actions américaines dites ‘Nifty Fifty’ entre la fin des années 1960 et le début des années 1970. Il s’agissait de bonnes entreprises — dont Coca-Cola, Sears et General Electric. Elles avaient aussi des technologies de pointe — Polaroid, Xerox et Texas Instruments, par exemple.

 Les investisseurs de l’époque avaient le sentiment que, pour réussir en Bourse, il suffisait d’acheter ces 50 actions en pleine ascension.

 L’investissement s’en trouvait simplifié. Il suffisait de prendre ‘une seule décision’, et l’on était paré à vie.

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.