Le flash krach qui s’est produit au Japon la semaine dernière a ramené de la volatilité sur les marchés. La dette risquée a été particulièrement vendue. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Ce jeudi 9 novembre, le Japon a connu un flash krach.

Tout commençait très bien. L’indice japonais venait de retrouver un plus haut depuis 26 ans et avait progressé de près de 20% depuis le mois de septembre. Puis, tout à coup…

Le Nikkei a brutalement dévissé de 1,7%.

Evolution de l'indice Nikkei 225 le 9 novembre

Entre le sommet de la journée et le point bas, l’indice chute de plus de 3% avant de se reprendre une heure avant la fin de séance.

Selon Bloomberg*, la chute des actions japonaises serait due à des prises de profits des investisseurs avant le jour de « cotation spéciale ». Durant cette séance (le 10 novembre), les prix des contrats à terme et options sont calculés en fonction de la cotation de toutes les actions à l’ouverture.

Bloomberg encore :

« A la fin de la journée, les gens se sont finalement rendu compte que ‘hé bien, les fondamentaux des entreprises sont toujours bons’. Ils ont alors racheté dans les creux à la fin de la séance. »

Notez que les médias ne s’interrogent jamais sur les raisons d’une hausse (qui est toujours normale puisque demain sera toujours meilleur qu’aujourd’hui) mais seulement sur les baisses.

En deux mois, les fondamentaux des entreprises japonaises s’étaient-ils améliorés de 20% ? En revanche, ce qui a changé est la décision de Shinzo Abe de poursuivre sa folle politique monétaire.

Comme je l’explique dans le dernier numéro de ma lettre mensuelle, deux tiers des transactions se font automatiquement. Pas seulement en raison du trading algorithmique à haute fréquence mais aussi à cause des trackers indiciels, programmés pour « suivre une tendance ».

Si les ordinateurs ont été programmés pour vendre à un certain niveau ou à une certaine date, ils vendent – comme ils achètent – sans état d’âme. Bloomberg nous indique que les humains ont repris la main en fin de séance mais ajoute que « les traders de Sydney peuvent s’estimer heureux que leurs marchés aient été fermés avant le pire de la chute ».

Pourquoi donc ? Y aurait-il eu dans ce cas des risques de contagion ?

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Simone Wapler