Le retournement d’une tendance qui durait depuis plus de 35 ans est un événement rare. Il se produit sur le plus grand marché au monde, le marché obligataire. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

« C’est tellement rare d’en voir, surtout ici, au Congo  ! Aussi improbable que si nous avions vu des pandas »…

C’est la réflexion d’un membre de notre groupe en sortant d’un restaurant de Pointe Noire tenu par des Coréens du Nord, citoyens d’un des pays les plus fermés et totalitaires au monde et interdits de sortie de leur territoire.

« Pourquoi sont-ils là ? »

« Je pense que c’est une sorte de marchandage. On dit que le président se faisait soigner en Chine mais il a oublié de payer la note. Les Nord-Coréens, eux, acceptent encore de  prodiguer des soins de santé à l’entourage présidentiel. Depuis, une micro-communauté s’est installée ici. »

Des dettes, toujours et partout, le sujet finit par revenir sur la table.

Les taux montent et l’endettement public et privé n’a jamais été aussi élevé.

Tout ce poids mort de la dette peut vite devenir accablant. La dette la plus sensible à la hausse des taux sera en principe la première à s’écrouler.

En Europe, c’est la dette publique, avec l’Italie en première ligne, qui semble menaçante. Le dernier placement d’obligations du gouvernement italien s’est mal passé et a été peu souscrit. Mais, pour le moment, la Banque centrale européenne fait « tout ce qu’il faut » selon la formule désormais consacrée pour reculer l’échéance du défaut.

Aux Etats-Unis, parmi les 14 000 Mds$ de prêts contractés par les ménages, seulement 10% auraient été contractés à taux variable, nous rassure le Wall Street Journal, qui s’appuie sur un document de Morgan Stanley.

graphique - dette - ménages

La menace de plus en plus ouvertement évoquée (et plus seulement dans ces chroniques) est celle de la dette des entreprises.

Déjà, la dette la plus risquée, celle dite high yield ou encore « obligations pourries », chute depuis septembre, ce qui veut dire que les intérêts augmentent.

graphique - obligations high-yield

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