Ce gouvernement – comme tous ses prédécesseurs – s’obstine dans le capitalisme de copinage, l’interventionnisme et les investissements calamiteux. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Vous vous souvenez peut-être du flamboyant ministre de Hollande – Arnaud Montebourg – l’homme aux marinières moulantes.

Vous pensiez être débarrassé du personnage, de ses rodomontades et de ses investissements (foireux) au nom de l’Etat ?

Détrompez-vous. L’esprit du personnage revient en force dans ce gouvernement.

Les Echos du vendredi 16 février :

« Comme la France veut défendre ses fleurons – Le décret Montebourg va être étendu.

[…]

Le Premier ministre veut étendre les secteurs protégés par le décret dit ‘Montebourg’ à de nouveaux domaines.« 

Depuis 2014, l’Etat a le droit de s’opposer à des projets d’investissements étrangers dans les domaines de l’énergie, de l’eau, du transport, des communications électroniques, de la santé publique, de la défense.

Mais cela ne suffisait pas…

On rajoute à la liste : l’intelligence artificielle, les datas, les nanotechnologies, le spatial et… les infrastructures financières !

Difficile d’y inclure les shampoings pour cheveux gras et la laque de L’Oréal. Mais il semblerait que la fin du pacte d’actionnaires entre la famille Bettencourt et Nestlé cause une certaine nervosité dans les hautes sphères parasitocratiques.

Préparez-vous : les yaourts (pensez à Danone si jamais Nestlé avait de l’appétit) et la cosmétique pourrait devenir bientôt du ressort « de la défense de l’ordre public et de la sécurité nationale ».

interventionnisme
Plus de protectionnisme et aussi plus d’interventionnisme

Dans le même esprit, Les Echos nous apprend aussi :

« La future loi Le Maire devrait accroître la capacité d’intervention de bpifrance Participations, bras armés de la banque publique, pour investir dans des sociétés stratégiques. La société d’investissement ‘s’endetterait pour pouvoir prendre des participations, à hauteur de plusieurs milliards d’euros' ».

Depuis 2008, avec 1€ d’emprunt d’Etat, la France achète 0,5 € de « croissance ». N’importe quel chef d’entreprise qui s’endetterait de 1 € pour gagner seulement 0,5 € de chiffres d’affaires ne survivrait pas…

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.