La nouvelle crise monétaire et financière n’est plus imminente. L’Italie est sans gouvernement. Aucune décision ne sera prise avant de nouvelles élections. L’incendie ne fera donc que couver jusqu’à la prochaine alerte. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Le commissaire européen, Günther H. Oettinger, a indiqué que « les marchés financiers apprendraient aux Italiens pour qui voter ».

Monsieur Oettinger s’est donc immédiatement rendu très antipathique, desservant son camp, celui des parasitocrates. En plus, il a tort. Le rôle des marchés financiers n’est pas d’apprendre aux gens à voter. Le rôle des marchés est, en principe, de fixer les prix et notamment le prix le plus important : celui de l’argent.

Les gens élisent des gouvernements qui votent des dépenses. Si leurs dépenses sont excessives, les gouvernements peuvent décider d’emprunter au prix décidé sur les marchés ou de créer de leur propre monnaie pour faire croire qu’ils ont de l’argent. Tout ceci est le problème des Italiens.

Mais les choses ne fonctionnent plus comme cela.

Monsieur Oettinger et sa clique ont organisé une escroquerie financière d’une ampleur internationale. Les taux d’intérêt ne se décident pas sur les marchés financiers en confrontant l’offre d’épargne et la demande de crédit. Ils sont trafiqués à la baisse par la Banque centrale européenne et des millions d’épargnants sont privés de rendements normaux depuis 10 ans.

Les taux auxquels l’Italie peut s’endetter n’ont jamais été historiquement aussi bas, même avec cette hausse récente.

Taux de l'emprunt à 10 ans du gouvernement italien

Au taux de 1990, l’Italie n’aurait jamais pu autant s’endetter.

Au taux de 2011, elle aurait fait faillite depuis longtemps.

Le vrai problème de l’Italie et de l’euro

Les taux d’intérêt ne se forment plus en confrontant l’offre d’épargne et la demande de crédit. Ils dépendent des politiques monétaires et du prix de la création de crédit fixé par les banquiers centraux.

Depuis que le créditisme a été instauré, l’épargne est devenue inutile. Les banques détiennent le privilège de créer du crédit à volonté dans la seule limite d’une certaine proportion de leurs fonds propres : de 20 € à 30 € de crédit pour 1 € de fonds propres.

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