10 ans après la faillite de Lehman Brothers nous avons toujours plus de dettes, ce que les banquiers centraux appellent frauduleusement des « liquidités ». (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Aujourd’hui est le dixième anniversaire de la faillite de Lehman Brothers…

Les medias relaient des commentaires de témoins, acteurs ou analystes ; malgré quelques indécrottables optimistes minoritaires, beaucoup sont sceptiques quant à la stabilité du « système » et notent que la dette a beaucoup augmenté, dépassant largement le niveau atteint en 2008.

Récapitulons, cher lecteur, toutes les conclusions que j’ai de mon côté tirées de 2008 :

  1. La dette c’est le crédit (et l’inverse !). Jusque-là, rien de génial.
  2. Notre monnaie d’aujourd’hui est presqu’exclusivement du crédit (de la dette)
  3. Les banques centrales fixent le prix auquel les banques commerciales ont le droit d’émettre du nouveau crédit (donc de la monnaie)
  4. Les banques commerciales prêtent de l’argent qui n’existe pas et qui ne leur coûte presque rien. Le seul coût est l’immobilisation d’une quantité dérisoire de « fonds propres », l’argent que les actionnaires de la banque ont mis au pot.
  5. Cette monnaie factice est mélangée à notre épargne, l’argent que nous avons réellement gagné, la seule vraie monnaie, en réalité.
  6. La faillite d’une banque engloutirait, notre vrai argent, nos dépôts. C’est pourquoi – jusque-là – les banques sont « sauvées » avec toujours plus d’argent qui n’existe pas.

S’il ne fallait qu’une seule preuve de ce que j’avance : les taux négatifs ! Cette absurdité prouve bien que le crédit est totalement déconnecté de l’épargne et n’est adossé à aucune épargne déjà existante. Quel est l’être humain normal qui accepte de payer pour prêter ses économies ?

Les crédits font les dépôts. Les banques prêtent de l’argent qui n’existe pas et ne leur coûte rien, l’épargne est punie ; par conséquent, il est normal que la dette ait augmenté depuis 2008.

Cette augmentation est considérable, partout dans le monde que ce soit la dette des ménages, la dette publique (celle des contribuables nés et à naître), la dette des entreprises. Une orgie de dettes (de crédits)…

Une nouvelle « crise du crédit » ou « crise de la dette » couve.

Notre épargne, diluée dans toujours plus de fausse monnaie, est en danger.

Bientôt le jubilé

Cependant, jamais au grand jamais dans l’histoire de l’humanité, les générations suivantes n’ont accepté d’honorer les dettes des générations précédentes. Ceux qui n’ont pas profité de l’argent emprunté refuseront d’en payer les intérêts et le principal. C’est bien normal !

Toute cette lamentable affaire se terminera donc par un jubilé. Les États-providence feront défaut sur leurs dettes à 50 ans, 100 ans, leurs promesses sociales et autres fadaises supposées être financées avec de l’argent qui n’existe pas encore dont on espère que des jeunes qui n’ont pas encore commencé à travailler le gagneront.

Même aux États-Unis – la première économie au monde qui aujourd’hui carbure à fond, nous raconte-t-on – les salaires horaires stagnent et la participation des jeunes de moins de 25 ans au marché du travail décroche du reste de la population.

Taux de participation à l'emploi des jeunes de 16 à 19 ans

Non : les jeunes ne paieront pas pour des dettes qu’ils n’ont pas émises pour financer des dépenses dont ils n’ont pas profité.

Le jubilé et la déflation (destruction des vieilles dettes que personne ne peut assumer) sont au bout du chemin.

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.