krach
Vous êtes enfermé dans un monde binaire où vous devez investir en actions ou en obligations. Mais il existe encore une porte dérobée pour ne pas subir le krach. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Fini, le krach ?

Alors, ce krach, déjà fini ? Non, pensent un certain nombre d’investisseurs professionnels, rapporte le Financial Times dimanche.

« Une secousse bien plus grande arrive. Le plus grand fonds de couverture au monde a averti que les marchés vont entrer dans une nouvelle ère de volatilité ».

« La fin de l’argent facile » va déclencher une débandade et une cascade de ventes, prédisent les gérants.

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Pour le moment, les grands indices n’ont reculé que de 10% environ, ce qui n’est finalement pas grand-chose.

Marchés actions dans le monde : correction ?

Dommage que dans cet article, les gérants Bob Prince et Ray Dialo ne nous disent pas comment ils investissent leurs 160 Mds$ d’actifs sous gestion en prévision d’une plus grande secousse.

Un peu de recherche sur Internet nous indique cependant que le Bridgewater a, par exemple, augmenté sa position vendeuse sur la Société Générale. Elle passe ainsi de 0,51% à 0,69% le 6 février.

Le fonds a aussi ouvert une position sur l’or en août 2017. Evidemment, il s’agit d’or papier au travers des certificats GLD et IAU. Je dis « évidemment », car ces professionnels ne peuvent louer un coffre pour y faire stocker des lingots. Ils sont tenus de par leur statut d’être « sur les marchés ».

L’important, ce sont les marchés obligataires

N’hésitons pas à radoter. L’important se passe sur les marchés obligataires. Les marchés actions ne sont que la queue du chien.

L’expression « la fin de l’argent facile » désigne bien sûr le relèvement des taux directeurs des banquiers centraux et leur décision annoncée de mettre fin ou de réduire leurs rachats obligataires.

De ce fait, les rendements du bon du Trésor américain à 10 ans se redressent et passent de 2% à 2,8%. A 2,6%, les marchés actions ont commencé à chuter.

Rendement des bons du Trésor

Autrement dit, c’est la chute des obligations (les prix évoluent à l’inverse des rendements sur le marché obligataire) qui a provoqué celle des actions.

Qu’est-ce qui a provoqué la chute des obligations ?

Mais qu’est-ce qui a provoqué la chute des obligations ? Les analystes pensent que les investisseurs ont flairé de l’inflation. A tort ou à raison ? L’inflation est un vaste sujet et les mesures statistiques sont tellement trafiquées que leur fiabilité est douteuse. Mais le fait est là : malgré une inflation officiellement modérée, les investisseurs pensent que la tendance sera à la hausse.

Inflation et attente d'inflation

Le lecteur curieux qui se demande comment on mesure les anticipations d’inflation peut se reporter à cette chronique.

Ne vous laissez pas enfermer dans un monde binaire

En rompant tout lien des monnaies avec l’or, les autorités politiques et monétaires nous enferment dans un monde binaire.

  • Soit vous êtes investi en actions (risk on)
  • Soit vous êtes investi en obligations (risk off).

 

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.