L’État s’arroge le droit de taxer des richesses imaginaires et pas seulement en trichant avec sa politique monétaire. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Nous vivons dans un État de droit dans lequel le concept de « propriété privée » est assailli de toutes parts.

J’ai déjà évoqué les dangers de gel de l’épargne, de main-mise sur les dépôts en banque, le danger du « prélèvement à la source » qui entrera en vigueur en 2019.

La plupart des Français semblent insensibles à ces dérives, pensent qu’elles ne les concernent pas et baignent dans une bienheureuse insouciance.

Ces dérives se sont intensifiées avec la crise financière et le surendettement des Etats-providence mais leurs racines plongent dans un passé plus lointain.

D’abord la pratique de l’inflation (politique monétaire préférée des grands argentiers et banquiers centraux) conduit à taxer de la plus-value imaginaire et fictive. La création monétaire engendre une montée artificielle des prix que l’Etat qualifie de « plus-value » et ne se prive pas de taxer.

Mais le fisc va plus loin…

Un lecteur ( J.L. M.) témoigne :

« Saviez-vous qu’il y a quelques années (une dizaine), la façon de taxer les indépendants a été modifiée de façon honteuse et perverse – selon moi ?

Je m’explique :

Avant, un indépendant déclarait un revenu de 1 000 au fisc.
S’il avait un cabinet comptable agréé, le fisc calculait l’impôt sur 800.

S’il n’avait pas de cabinet comptable, le calcul était fait sur la base 1 000.

Pour moi, cette façon de faire était correcte. La somme 1 000 était validée officiellement et le fisc n’avait pas besoin de procéder à une vérification, ce dernier considérait a priori votre déclaration comme correcte et vous comme quelqu’un d’honnête.

Après modification, le calcul est effectué ainsi :

Vous déclarez 1 000.
Si vous disposez d’un cabinet agréé, le fisc calcule sur 1 000.
Sinon, il calcule sur 1 000 + 25%. (*)

Autrement dit, dans ce dernier cas, le fisc considère d’office que vous avez menti.

De plus, le calcul de l’impôt est fait en incluant 250 qui n’ont pas d’existence réelle.

Ce dernier point est – pour moi – particulièrement dangereux, ouvrant la porte à d’autres abus.

En faisant reposer la fiscalité sur du fictif, cela peut vite donner n’importe quelle loi arbitraire.

Lorsque je m’étais ému de ce changement auprès du fisc, la réponse a été : le résultat est le même et bien sûr, on m’a expliqué que c’était pour des raisons techniques (hors de la portée de l’imbécile de contribuable que j’étais – c’est moi qui ajoute ce commentaire).

Lorsque j’ai contacté l’Assemblée nationale, celle-ci n’a pas daigné répondre.

En revanche, le Sénat m’a répondu qu’il s’en fichait complètement (pas en ces termes, bien sûr, mais c’était l’idée).

Je tiens les documents à votre disposition si vous le souhaitez. »

Ce lecteur a tenu promesse et nous a fourni copie de ses échanges. Croyez-moi c’est accablant pour notre Parasitocratie.

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.