L’écartèlement est un supplice qui se termine mal et M. le Marché semble bien en être victime. Combien de temps tiendra-t-il ? (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Tous les jours, ceux qui ont l’immense bonheur d’être abonnés au Wall Street Journal, reçoivent un petit recueil matinal (en Europe) de graphiques, The Daily Shot (la gnôle quotidienne).

Hier figurait ce graphique qui montre que l’indice actions américain S&P 500 (en orange) progresse tout seul, le reste du monde (en blanc) étant à la traîne.

daily shot

Ce graphique était précédé d’un autre qui montrait l’évolution de la volatilité des devises des pays dits émergents (en orange) contre celles des pays du G7 (en blanc) dont le dollar est le poids lourd. La volatilité en jargon financier signifie que M. le Marché a un peu le tournis, hésite à donner une valeur à quelque chose. Il doute, il s’angoisse…

yield

Si vous pensez qu’un dollar fort et des entreprises en pleine expansion sont la preuve que Trump a réussi, à coup de tweets, à redonner sa grandeur à l’Amérique (MAGA), inutile de lire ce qui suit ; quittons-nous ici.

Mon propos du jour est d’attirer votre attention sur le fait que l’écartèlement se termine toujours mal.

En outre, il y a, dans le cas présent, supplice dans le supplice. Les performances du S&P 500 ne sont dues qu’à une poignée d’entreprises qui se comptent sur les doigts d’une main, les fameuses FAANG. Si vous retirez ces sociétés, cet indice large qui compte 500 entreprises est en réalité dans le rouge.

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.