Cette semaine, Bill Bonner a fait son coming out sur les cryptomonnaies : Le bitcoin, ça marche ! (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Les Vénézuéliens (malheureux cobayes d’un paradis terrestre selon Jean-Luc Mélenchon) se ruent dessus pour échapper à l’hyperinflation qui leur pourrit la vie.

Oui, peut-être voyons-nous sous nos yeux émerger une nouvelle monnaie platonicienne.

Platon pensait qu’une monnaie pouvait n’être qu’une convention sociale. Aristote pensait que la monnaie devait posséder une valeur intrinsèque pour conserver sa valeur dans le temps. L’Histoire a jusque-là donné raison à Aristote

Cette semaine, je me suis consacrée à rédiger une brève histoire de la monnaie, de Sumer au bitcoin. Car pour comprendre où nous nous dirigeons, savoir d’où nous venons est utile. Nous venons de très loin, de -3000 avant JC.

La constante qui se dégage de ces plus de 5 000 années est que les Etats et les gouvernements – loin d’être les garants de la monnaie – souhaitent la contrôler pour mieux tricher.

Lorsque cette histoire en 10 épisodes sera complète, vous pourrez la retrouver sur le site de La Chronique.

Si une cryptomonnaie s’imposait par l’usage, ce serait une monnaie adossée à une « convention sociale » qui ne dépendrait d’aucun Etat ou gouvernement.

Car le problème des monnaies sans valeur intrinsèque contrôlées par l’Etat est qu’elles se révèlent toujours incapables de stocker de la valeur dans le temps, puisque l’Etat finit toujours par vouloir plus d’argent qu’il n’en prélève.

Une preuve actuelle de tricherie ? Tenez, la voilà :

Livret A

Le Livret A, votre épargne financière garantie par l’Etat, rapportera moins que l’inflation. C’est ce qu’on appelle gentiment l’érosion monétaire.

La grande innovation de notre époque est que les gouvernements n’ont plus besoin de votre argent pour se financer et nourrir leurs zombies. Ils n’ont donc pas besoin de vous rémunérer.

Mario Draghi – John Law du XXIème siècle – rachète la dette d’Etat et distribue tous les mois 60 milliards d’euros aux zombies.

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.