Au fur et à mesure que la « bulle universelle » gonfle, l’or confirme son statut d’actif « contrarien », ce qui est plutôt rassurant. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Hier, nous avons vu que « the everything bubble » allait rencontrer tôt ou tard une épingle elle-même universelle : la hausse des taux. Une tendance qui durait depuis plus de 35 ans aux Etats-Unis se retourne.

Le dollar est la devise la plus importante au monde. Derrière, on trouve l’euro ; pour le moment, la hausse des taux n’est pas encore d’actualité dans l’union monétaire européenne. Mais cela pourrait changer. Pour les investisseurs institutionnels étrangers, quel est l’intérêt de posséder des euros qui ne rapportent rien alors que le dollar rapporte un peu et permet d’acheter des choses utiles comme des matières premières ?

Ces mêmes investisseurs institutionnels observent de près ce qui se passe en Italie, le plus gros émetteur européen de dettes publiques avec 2 200 milliards d’euros.

Ford

Voilà que l’Italie a adopté un budget de dépenses publiques qui va la pousser à en émettre encore plus… Les investisseurs demanderont-ils plus cher en intérêt pour souscrire à cette dette ? Nous le saurons bientôt mais oui, probablement.

Le système monétaire actuel est adossé à de la dette d’Etat.

Si les taux montent, les acheteurs à crédit vont devenir plus rares. Cela touche tous les secteurs de l’économie. Tous.

Les consommateurs dépensant pour leurs achats courants des allocations financées par le déficit public sont en réalité des acheteurs à crédit.

Automobiles, immobilier, financement des études ? Le crédit privé…

La hausse du crédit menace la survie des zombies, comme l’exposait récemment la Banque des règlements internationaux.

L’effondrement de zombies cotés entraînera une chute des marché actions.

Une spirale de faillites conduira à de la destruction de dette.

L’institutionnalisation de l’inflation comme défaut de paiement

Pour tenter d’enrayer la situation, les autorités feront ce qu’elles font toujours : de la création monétaire qui permet de rembourser en « monnaie de singe » des créanciers mécontents.

Comme le rappelle Bill Bonner, un décret de Roosevelt a interdit en 1933 la « clause or » dans les contrats privés. Ceci a éliminé l’or du marché privé américain. Par la suite, la plupart des pays ont adopté des mesures coercitives vis à vis de l’or pour en écarter les gens. L’inflation a été ainsi institutionnalisée et légalisée.

Mais dans les coffres des banques centrales, il y a toujours de l’or ; lorsque les choses deviennent vraiment tendues, que les belles promesses de payer ne suffisent plus, les règlements se font toujours en or. Récemment, les banquiers centraux dans leur ensemble ont acheté de l’or.

Aujourd’hui, la « bulle universelle » a épargné l’or.

évolution comparée actions or

Comme vous le voyez sur ce graphique, les bulles de 2000 et 2008 ne sont plus que des bosses. La bulle universelle a beaucoup gonflé les actions. Mais l’or, lui, échappe à la frénésie ambiante depuis 2011.

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