En France, les gouvernement dispendieux et surendettés trouvent toujours des prêteurs. Mais sur les marchés actions, la perception du risque est en train de changer. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Même si vous n’êtes pas un « usager » de la SNCF réseau ouest, les déboires de ce fleuron du « service public » vous concernent en tant que contribuable.

A la suite de l’incendie d’un transformateur à Issy-les-Moulineaux, le trafic est à nouveau presque paralysé gare Montparnasse. Ceci survient après de multiples pannes et retards qui ont émaillé l’année – après un été 2017 lui-même calamiteux.

Les guichets sont pris d’assaut. Ce matin, devant moi, un usagé contraint de faire un aller-retour Nantes Paris en voiture pour un rendez-vous s’est vu refuser le remboursement de son billet au motif que « le système ne fonctionnait pas ». Il est prié d’user sa patience en passant par le site en ligne.

Si vous prenez le train cet été, je vous recommande chaudement la lecture de La Grève d’Ayn Rand. Vous aurez quelques milliers de pages pour combler vos attentes et les délais imprévus. Vous y découvrirez les malheurs de la Taggart – ligne ferroviaire imaginaire – confrontée à l’économie administrée, paralysée par les subventions et taxations. Vous aurez matière à réfléchir sur la moralité du capitalisme et le « laissez-faire ».

En attendant, la SNCF – emblématique d’un service public aussi coûteux que dégradé – pèse quelque 50 milliards d’euros de dette dans les comptes publics.

Macron est attendu sur des propositions de coupes dans les dépenses publiques, d’autant plus que les prévisions de croissance ralentissent en France.

Le consensus se situe désormais entre 1,7% et 1,8% sur l’année, validé par l’Insee (1,7%) et la Banque de France (1,8%).

Bruno Le Maire – pris en flagrant délit de mensonge – a indiqué que Bercy maintenait sa prévision de croissance à 1,8%. Mais dans le cadre du programme de stabilité envoyé fin avril à Bruxelles, 2% sont gravés dans le marbre.

Pour résumer, les possibilités de recettes fiscales diminuent, les plans d’économie n’existent pas et le déficit devrait encore déraper, se situant au-dessus des engagements pris vis à vis de nos partenaires européens.

L’Agence France Trésor devrait placer de la dette française cette semaine mais même si les investisseurs prennent enfin conscience du risque de prêter pour financer la gabegie de l’étatisme français, les rachats de Mario Draghi pour le compte de la BCE seront encore là pour maintenir les taux à un niveau acceptable.

La perception du risque s’éveillerait-elle ?

Sur les marchés américains, certaines valeurs se sont prises une claque la semaine dernière. Facebook, bien sûr, mais aussi Netflix, Intel, Twitter, CBS, Tesla…

Comme vous le savez, ces valeurs « font » la hausse des indices américains compte tenu de leur poids.

Les grands indices accusent donc le coup.

Voici sur ce graphique, l’allure des valeurs techs (en orange) comparée à celle de l’indice large S&P 500 (en bleu).

Entraîné par la chute des premiers de cordée

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