La hausse des taux longs va finir par gêner la Parasitocratie. L’ultime plan de relance sera – comme toujours – le développement de l’armement. Et plus précisément la relance atomique. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Le marché actions américain a chuté lourdement (-0,66% pour le S&P 500) et semble vouloir réagir à la hausse des taux longs. Désormais, le gouvernement fédéral américain emprunte à 10 ans à 2,7%.

Cela ne doit pas être une surprise, cher lecteur préparé. Mais la question est de savoir quand les banquiers centraux décideront d’intervenir pour empêcher que le ménage se fasse et les écuries d’Augias soient nettoyées. A mon avis nous en sommes encore loin. Toutes les cartouches n’ont pas été encore tirées, contrairement à ce que pensent certains.

Six traders de trois grandes banques commerciales non américaines – HSBC, Deutsche Bank et UBS – ont été mis en cause dans la manipulation des cours des métaux précieux depuis au moins 2008.

Les banquiers détestent l’or

Cher lecteur, vous savez combien les banquiers détestent l’or, seul actif financier qui ne soit la dette de personne. En effet, l’existence d’un marché honnête concurrentiel à celui du crédit (et donc de la dette) les dérange. Car l’or est le flic de la monnaie fiduciaire et a tendance à s’agiter en cas de problème. Ces manipulations (dont nous parlons régulièrement ici ou ) pour égarer la police de la monnaie ne sont donc pas une surprise.

La Parasitocratie se démène pour éviter le pire. Et le pire est évidemment une hausse des taux longs.

La monnaie que nous utilisons est du crédit. Le revers du crédit est la dette. Si les taux d’intérêt sur la dette montent, la Parasitocratie – dont les besoins d’emprunt sont illimités – est gênée aux entournures.

L’ultime plan de relance prend corps et les niais applaudissent

relance atomique
Comme vous le savez (ou pas si vous êtes nouveau lecteur), nous estimons à La Chronique Agora que les théories keynésiennes ou monétaristes sur lesquelles s’appuient la Parasitocratie sont bidons. Notamment les « plans de relance », stimuli monétaires, etc.

Ces thèses infirmées par l’expérience ne servent qu’à justifier les prébendes masquées par les systèmes de taxation-redistribution.

L’économie est le résultat d’actions et de prises de décision de millions d’individus s’efforçant de nouer des contrats gagnant-gagnant. Un producteur vend parce qu’il gagne de l’argent. Un acheteur achète parce qu’il est satisfait ou pense qu’il sera satisfait. Cela s’applique à la main d’œuvre et au marché de l’emploi comme aux produits et services. L’avenir, la réalité statuent ensuite et révèlent si le contrat était réellement gagnant-gagnant. Dans ce cas, la richesse croît. Inversement, l’un des protagonistes réalise qu’il a fait une erreur et la corrige.

La politique économique introduit de la contrainte dans ce processus ce qui aboutit à des contrats gagnant-perdant. Plans de relance, crédit facile, taxations et subventions ne font que fausser les jugements, égarer les investissements.

Le vrai plan de relance pour sortir de la Grande dépression, c’était la guerre

On apprend dans les manuels d’économie écrits par les keynésiens que la sortie de la Grande dépression de 1929 est l’oeuvre du New Deal de Franklin Roosevelt, un gigantesque programme de redistribution et de dépenses publiques. Mais c’est faux (1). Le véritable plan de relance fut l’économie de guerre qui déboucha sur la Seconde Guerre mondiale.

C’est la voie que souhaite emprunter aujourd’hui Donald Trump. Dans son discours d’hier sur l’état de l’Union, il annonce 1 500 Mds$ d’investissements en infrastructure.

« Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays. »

Mais pourquoi diable, les Américains n’avaient-ils pas pensé avant l’arrivée de Donald à dépenser un milliard de dollars par jour pendant quatre ans pour tout ça ? Heureusement que Trump est là ! Les benêts applaudissent.

Derrière les routes étincelantes, les mini-bombes nucléaires

 

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