En matière d’épargne, des gens incompétents souhaitent nous dicter notre conduite mais oublient de faire la police là où ce serait nécessaire. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Vous savez peut-être que le gouvernement actuel se démène pour « orienter » l’épargne des Français.

Les fourmis gauloises ne mettraient pas assez d’argent au service de l’économie productive, préférant l’immobilier, l’épargne sans risque au travers des livrets et de l’assurance-vie (la dette d’Etat) et délaissant les entreprises.

Le Figaro sur ce sujet :

« Le gouvernement veut mobiliser les bas de laine des Français pour en faire les armes de la reconquête économique. Une bataille menée en deux temps. A l’automne, la Loi de Finances a supprimé l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) et créé le prélèvement fiscal unique (PFU) – autrement dit la flat tax– à 30% des revenus de placements financiers. Au printemps, la loi Pacte portée par Bruno Le Maire devra, selon le premier ministre Edouard Philippe, ‘promouvoir l’épargne longue, davantage investie en actions, (pour) consolider le capital de nos entreprises’. »

Cette vision est étrange.

D’une part, elle montre l’aveuglement de nos interventionnistes. Si les Français se reportaient massivement sur les actions, l’Etat aurait du mal à financer ses déficits. Avant de pousser les Français vers les actions, le gouvernement devrait avoir la lucidité de faire le ménage dans son budget. L’assurance-vie en euros (la dette d’Etat donc) représente 1 620 milliards d’euros, à comparer à une dette publique d’environ 2 000 milliards d’euros.

D’autre part, ces mêmes interventionnistes poussent les épargnants vers une classe d’actifs (les actions) dont tout le monde sait qu’elle est actuellement surévaluée. Le B-A BA de l’investissement consiste pourtant à acheter bas.

Incompétence déclarée

Si vous consultez la déclaration de patrimoine d’Edouard Philippe, vous pourrez constater que le Premier ministre ne possède aucune action, aucune, même pas dans un fonds d’assurance-vie. Idem pour Bruno Le Maire. Rien – zéro – nada – même pas une participation dans le garage du beau-frère, ou le restaurant d’une cousine…

Comme d’habitude c’est « faites ce que je dis mais pas ce que je fais » et nos parasitocrates n’ont aucun enjeu dans les orientations forcées qu’ils donnent : gouvernement, autorités de contrôle et industrie financière ne risquent en effet rien en cas de krach des marchés actions.

A La Chronique, nous nous méfions de l’épargne « intermédiée », c’est-à-dire confiée à des banques ou assureurs « trop gros pour faire faillite », donc irresponsables, et protégés par des textes de loi comme la loi Sapin. Ces textes ne sont pas faits dans l’intérêt de l’épargnant ou du simple déposant mais dans celui de l’industrie financière. Nous sommes au coeur du capitalisme de copinage.

En revanche, nous nous sommes intéressés au financement participatif – qui permet d’investir en direct dans les entreprises – que ce soit en capital ou en crédit et nous avons développé un service sur ce thème.

La règle de ces investissements est simple : des intermédiaires (sites internet) agréés par l’AMF soumettent des dossiers d’entrepreneurs cherchant à lever des fonds et les épargnants y souscrivent directement. Notre but est d’apporter un service de sélection de dossiers pour atténuer au mieux les risques de ce type d’investissements.

 

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.