De plus en plus d’observateurs soulignent la fragilité de l’économie zombie qui survit grâce aux taux bas. Mais les spéculateurs sur l’or restent encore peu nombreux. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Le speculator latin était d’abord un observateur, un espion. Ce n’est que plus tard que le mot spéculation a désigné une recherche abstraite, des considérations théoriques avant de prendre sa signification financière au milieu du XVIIIème siècle : anticiper sur la hausse ou la baisse de quelque chose afin d’en tirer profit.

Pourquoi spéculer sur l’or maintenant ? Parce que l’or paraît actuellement injustement délaissé.

De nombreux observateurs, y compris parmi les interventionnistes les plus convaincus, font remarquer que la normalisation monétaire sera périlleuse.

L’OCDE s’est penchée sur les entreprises zombies que la hausse des taux d’intérêt mettait en danger.

L’OCDE a commis pas moins de cinq ou six études sur le sujet en 2017.

La dernière note trimestrielle de la Banque des règlements internationaux se penche également sur la question.

La proportion des entreprises zombies, dont les intérêts dus au titre de leurs emprunts dépassent les résultats bruts, a continué à croître depuis la crise dans la Zone euro et au Royaume-Uni et excède maintenant 10%, souligne la BRI.

Dans une tribune du Financial Times, William White de l’OCDE a ouvertement appelé les gouvernements à mettre en place des législations pour faire face à des défauts. « Ce qui ne peut pas être payé ne le sera pas », a-t-il souligné.

Pour résumer : en cas de crise, les taux sont déjà trop bas, il n’y a plus aucune marge de manoeuvre pour continuer à nourrir les zombies, le jubilé sera bientôt à l’ordre du jour.

Pourtant, les marchés actions pulvérisent records sur records et les taux d’intérêts restent scotchés à des plus bas historiques.

Ce qui m’amène à spéculer sur l’or.

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