Les marchés financiers sont toujours en mode rebond et espèrent des largesses de Jerome Powell. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Le CAC 40 affiche une hausse de 5% depuis le début de l’année. Les indices européens dans leur ensemble alignent quatre semaines consécutives de hausse.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’indice S&P 500 a aussi repris du poil de la bête. Il est repassé au dessus de sa moyenne mobile. La chute de la fin d’année 2018 ne serait-elle qu’une fausse alerte, comme en 2010, 2011 et 2015 ?

Évolution depuis 20 ans de l’indice S&P 500

graphique S&P 500 indice

Beaucoup d’investisseurs attendent de Jerome Powell qu’il confirme la fin de la normalisation monétaire. La Fed se réunit cette semaine. L’once d’or s’adjuge 1,4% à 1 300 $ depuis vendredi matin — signe d’un vol de colombes à l’approche ?

Pour ceux qui découvriraient le langage animalier de la politique monétaire, la colombe symbolise le laxisme, tandis que le faucon symbolise une politique monétaire moins généreuse. Rassurez-vous, plume blanche ou plume sombre, on reste quand même dans le mode création de crédit…

Revenons à l’or : depuis le début de l’année, il gagne 2,18% exprimé en euro et 1,69% exprimé en dollar. Ce n’est pas si mal et c’est beaucoup mieux que les placements dits sûrs.

Vous connaissez notre stratégie séculaire, cher lecteur. Pour éviter les grosses pertes, nous nous désengageons des actions lorsque le Dow Jones se paye trop cher en or et nous y revenons lorsque le Dow Jones exprimé en or vaut moins de cinq onces. Nous en sommes encore loin. Les actions du Dow Jones se négocient actuellement pour 18,65 onces.

Le potentiel de baisse nous semble toujours bien plus important que le potentiel de hausse.

Et voyez-vous, cher lecteur, avec l’apparition de Donald Trump puis d’Alexandria Ocasio-Cortez dans le paysage politique américain, les Etats-Unis s’européanisent rapidement. Toujours plus de déficits publics, plus de dettes, plus d’interventionnisme, plus d’illusions.

Tout cela n’est pas de bon augure pour l’accroissement de la prospérité et de la richesse, qui ne repose que sur les gains de productivité et non pas sur les politiques sociales consistant à déshabiller Pierre pour (mal) habiller Paul.

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