La « guerre commerciale » se fait au détriment de chacun de nous. Si Trump est plutôt un déserteur, les traîtres se recrutent au sein du G7. (Simone Wapler pour La Chronique Agora)

Trump a finalement refusé de signer l’accord final du G7, accusant le Canadien Trudeau de fausses déclarations sur les taxes douanières que son pays appliquait à l’égard des produits américains.

Trump

« Désolé, nous ne pouvons plus laisser nos amis, ou ennemis, prendre l’avantage sur nous dans le commerce. Nous devons nous occuper d’abord des travailleurs américains ! »

Les médias français relayent moins qu’officiellement, Trump est pour le libre-échange, comme Bill Bonner le rappelle dans sa chronique du jour.

Voici aussi ce que rapporte le Financial Times (1) sur ce sujet :

« Trump, qui s’était rangé contre la mondialisation durant sa campagne électorale, a dit qu’il voulait que l’ensemble des nations du G7 suppriment toutes taxes à l’importation, subventions et autres barrières commerciales.

‘Pas de taxes, pas de barrières, pas de subventions’, a indiqué Trump, appelant cette politique ‘la chose ultime’. Il a indiqué que les autres leaders mondiaux avaient réagi positivement à cette idée.

Son conseiller économique Larry Kudlow a appuyé, disant ‘nous allons nettoyer le système commercial international’.

Mais cette déclaration en faveur du libre-échange mondial est contradictoire avec les récentes taxes à l’importation appliquées à ses alliés, qui les ont mécontentés. »

Selon DW (2), Donald Trump voulait en réalité imposer au G7 une zone de libre-échange. Face à une levée de bouclier, il aurait préféré déserter.

Le libre-échange est la seule politique loyale

Le libre-échange est la seule politique loyale d’un gouvernement vis à vis de ses ressortissants.

Il permet à chacun de se procurer au meilleur prix ce qu’il veut. Si quelqu’un d’autre que vous fait à l’étranger quelque chose de mieux que vous, au nom de quoi une autorité supérieure voudrait-elle vous en priver ?

La réponse classique à cette question est en général « les travailleurs » ; c’est d’ailleurs la justification donnée par Trump.

Mais pourquoi serait-il judicieux de favoriser la minorité des travailleurs oeuvrant sur la valeur ajoutée d’un produit donné… aux dépens de la majorité des clients du produit en question ?

Ces clients sont eux-mêmes des « travailleurs » dans un autre domaine.

Il n’y a en réalité aucune réponse honnête à cette question. Il s’agit simplement de clientélisme. Une fois que la brèche est ouverte, le jeu classique de la Parasitocratie peut commencer : taxations, subventions, distributions de faveurs et privilèges en direction de tel ou tel lobby…

Le libre-échange unilatéral source de prospérité

Si vous regardez le classement des pays en fonction de la hauteur de leurs barrières douanières (3), vous constatez aisément une corrélation inverse : ceux qui taxent le plus sont les plus pauvres et ceux qui taxent le moins, les plus riches.

En Europe, la Suisse pratique le libre-échange unilatéral. En Asie, c’est Singapour et Hong-Kong. Ces pays font partie des plus riches de leur zone géographique et de la planète.

L’explication est économiquement simple. Si vous laissez tranquillement les gens s’approvisionner au meilleur rapport qualité prix, ils vont pouvoir consacrer leur temps et leur énergie à apporter de la valeur ajoutée et se consacrer à ce qu’ils font de mieux par ailleurs. Les ressources sont ainsi utilisées de façons optimales, vous dirait un économiste honnête.

…Lire la suite de l’article de Simone Wapler sur le site de La Chronique Agora.